LE CASQUE
(source : code de la route – motoservices.com)
CHOISIR SON CASQUE
Le casque doit être à la taille exacte du porteur, qui l’essaie et le place correctement. Le casque ne doit pas comprimer les oreilles, il doit permettre le port de lunettes correctrices ou de soleil. L’avant doit se placer au ras des sourcils, protège des chocs frontaux et permet de lever la tête sans bloquer le cou.
« Demi-jet » ou « intégral » ?
Choisissez celui qui correspond le mieux à votre environnement. Le demi-jet qui est plus léger, plus confortable permet de ne pas étouffer en ville. Par contre il ne protège absolument pas le visage et la mâchoire.
L’intégral, un peu plus lourd, enveloppe complètement la tête. Très apprécié l’hiver, il est indispensable sur route, autoroute, longues distances.
Les casques modernes sont sûrs et esthétiques. Laissez en vitrine les casques « retro », casques militaires au militaires, l’usage est interdit sur la route.
Quel matériau : injectés ou composites ?
Un casque en injecté résistera moins bien en cas de choc qu’en composites. Le matériau utilisé en injecté (polycarbonate, PC ou Lexan) éclate. Le casque en composites est réalisé par des couches successives de fibre de verre parfois allié à du Kevlar, le tout lié par de l’époxy. La fibre de verre empêchera que le casque n’éclate, il se déformera et gardera sa rigidité contrairement à l’injecté. Tous les casques de qualité sont en composites. Ces derniers sont chers mais votre tête en vaut le prix, Non ?
Beaucoup pensent que le choix du matériau dépend de l’utilisation ou du type de machine (injecté pour les 125 max, composites pour les sportives). Il faut revenir au bon sens et se souvenir qu’un choc à 50 km/h reste équivalent quelque soit la machine utilisée.
L’HOMOLOGATION
N’achetez que le casque estampillé NF, ou conforme à la norme européenne (marquage E …).
En dehors du fait qu’un casque non homologué peut s’avérer dangereux et non protecteur, les assurances ne joueront pas en cas d’accident.
Tout casque conforme à un type homologué doit posséder un marquage nettement lisible et indélébile ainsi que la marque de fabrique et l’indication de la taille.
Deux type d’homologation :
- norme française : NF S 72.305 (étiquette de couleur verte – si couleur rouge ou verte : casque trop vieux et interdits – couleur bleue : interdit à la vente depuis 1986) ;
- réglementation européenne : Règlement n° 22, Amendement 04 ou 05 (lettre E à l’intérieur d’un cercle, suivie du numéro districtif du pays qui a accordé l’homologation et le numéro d’homologation).
L’étiquette est cousue sur le système de rétention du casque.
Est apparue avec l’Amendement n° 05 une lettre indiquant le niveau de protection offert par la mentonnière :
- J : concerne les casques « jets » ou « demi-jets », dépourvus de protection maxillaire ;
- P : assure le seuil minimal de protection de la mâchoire ;
- NP : (protection maxillaire non intégrale) précise que la mentonnière n’a pas répondu au test.
L’étiquette cousue sur ces casques homologués, conformément au règlement n° 22-04 ou 22-05, permettent de connaître le pays européen d’origine :
E1 : Allemagne
E2 : France
E3 : Italie
E4 : Pays-Bas
E5 : Suède
E6 : Belgique
E7 : Hongrie
E8 : Tchécoslovaquie
E9 : Espagne
E10 : Yougoslavie
E12 : Autriche
E13 : Luxembourg
E14 : Suisse
E16 : Norvège
E17 : Finlande
E18 : Danemark.
LE RENOUVELLEMENT
Remplacez le casque après tout choc consécutif à une chute, même s’il ne semble pas abîmé.
N’achetez jamais un casque d’occasion, même pourvu des marquages réglementaires.
Pour les casques conformes à la réglementation européenne n° 22, n’achetez que les casques R22-04 ou 22-05 marqués E, dont le numéro d’homologation commence par 04 ou 05 et comportant les éléments rétro réflechissants réglementaires.
Les casques conformes aux amendements précédents dont le numéro d’homologation commence par 01,02 ou 03, n’assurent pas le même degré de protection et ne portent pas de dispositifs rétro réfléchissants, d’ailleurs interdits à la vente en France.
REGLEMENTATION
Je pourrais développer la réglementation en vigueur et vous faire part des sanctions s’y rapportant. Les quelques points perdus, la perte du permis de conduire et/ou le portemonnaies soulagé de quelques dizaines d’euros ne valent rien en rapport à l’intérêt du port réglementaire du casque.
CONCLUSION
Le casque est un élément essentiel et vital, qui est conçu pour protéger le conducteur ou le passager d’une machine, mais reste aussi fragile que précieux.
Un motard s’assurera toujours que son casque ne chute pas.
Il est fréquent de voir des casques posés sur une armoire, sur le bord d’un bureau, etc.
Il existe des housses, aux prix avoisinnant les 20 euros pièce, conçues pour le transport et la protection de son casque.
Souvenez-vous des quelques notions importantes, à mon sens, à connaître sur les casques, depuis l’achat et jusqu’à son renouvellement.
Bonne route à tous et pensons à la partager tous ensemble.





