Ce temps de réaction d'une seconde est augmenté lorsque le temps est maussade, lorsque le conducteur est fatigué, sous l'emprise de l'alcool, de médicaments ou stupéfiants. Mais le temps de réaction est aussi beaucoup plus important lorsque le conducteur est confronté pour la première fois à une situation à laquelle il ne s'attend pas et là, le temps de réaction peut être de 4 secondes voire plus. Des situations dont le conducteur ne s'attend pas à être confronté peuvent être par exemple :
- un enfant qui surgit sur le côté du véhicule dans une rue à sens unique et entre deux véhicules en stationnement ;
- un véhicule arrêté après un virage ou une côte et bloquant le sens de circulation ;
- un bagage, une roue de secours, un vélo se détachant du véhicule qui précède ;
- etc.
Dans toutes les circonstances, il est nécessaire de réduire à sa plus petite valeur le temps de réaction et ceci ne peut se faire que par anticipation.
Afin d'y parvenir il faut pratique ce que l'on appelle la conduite "pied au frein".
Lorsque le pied est déjà positionné sur la pédale de frein, le conducteur inconsciemment s'attend déjà à aborder un éventuel danger, est par conséquent plus concentré sur les alentours de son véhicule et le temps de réaction est réduit du temps qui lui est nécessaire pour placer sont pied de la pédale d'accélérateur à celle du frein, temps différent selon la personne.
Comment conduire avec le pied sur la pédale de frein

Il est bon de prendre l'habitude d'anticiper en positionnant le pied sur la pédale de frein en abordant une situation où il est possible de rencontrer un obstacle. Cette habitude devient systématique après quelques jours de pratique mais est, comme on l'a vu ci-dessus, nécessaire pour réduire la distance d'arrêt.
Dans quelle situation peut-on déjà prépositionner le pied sur la pédale de frein

Il est conseillé de placer le pied sur le frein lorsque l'on aborde :
- une rue étroite où un individu peut surprendre le conducteur en se plaçant devant le véhicule ;
- une rue étroite où un individu pourrait sortir d'un véhicule en stationnement ;
- un virage et que l'angle de vision ne permet pas de voir au-delà du virage ;
- une côte et que le champs de vision ne permet pas de voir au-delà de la côte ;
- un carrefour ou un croisement et que l'on pourrait être surpris par un véhicule arrivant sur l'une des autres voies, voire même sur la voie en sens inverse ;
- etc.
Lorsque l'on se situe par exemple dans une rue étroite et que l'on pratique la conduite dite du pied au frein, il faut associer à cette pratique une conduite à faible sous-régime, c'est-à-dire pour une circulation à 30 km/h par exemple, le pied droit est sur la pédale de frein, celui de gauche peut être sur la pédale d'embrayage et la vitesse enclenchée est la 3ème, ce qui permet d'entraîner le véhicule à la même vitesse sur une plus longue vitesse, sans toucher à la pédale d'accélérateur.
La conduite dite du "pied au frein" a également l'avantage d'avertir les conducteurs des véhicules suivants d'une anticipation de freinage et de leur faire prendre une distance de sécurité plus grande. Le pied droit n'appuie pas sur la pédale de frein mais y est posé, ce qui suffit à éclairer les feux "stop" à l'arrière du véhicule.
J'ai appris cette pratique il y a maintenant 7 ans, lors d'un stage concernant les éducateurs en prévention et sécurité routières, et depuis je conduis toujours par anticipation, c'est-à-dire en pratiquant la conduite pied au frein.
Si cela vous intéresse, dans un prochain post, je développerai la conduite dans les virages.
Bonne route à tous.



